Promenade des droits de la personne de Côte Saint-Luc
Inauguré en septembre 2000 au Parc Pierre Elliott Trudeau Park, la Promenade des droits de la personne est dédiée aux femmes et aux hommes qui, par leur engagement inébranlable au service d'humanité, on tenu bien haut la flammes des droits humains, afin que sa lumière se répande sur le monde.
La Promenade des droits de la personne inclus les noms suivantes :
- René Cassin (1887-1976) : Membre de la Commission des Nations Unies sur les droits de la personne et un des auteurs de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme.
- John P. Humphrey (1905-1995) : Avocat et professeur de droit, il devient le premier Directeur de la division des Droits de l'homme des Nations Unies. Il est un des principaux promoteurs responsables de l'adoption de la Déclaration universelle à l'assemblée générale des Nations Unies.
- Raoul Wallenberg (1912-1947) : un diplomate suédois envoyé en Hongrie pendant la Deuxième Guerre Mondiale pour soustraire les Juifs à l’extermination aux mains des Nazis. Il réussit à sauver 100 000 Juifs, avant de disparaître de façon mystérieuse en 1945.
- Jules Deschênes (1923-2000) : Juge en chef de la Cour d’appel du Québec dans les années 70. Parmi ses nominations, tant au niveau canadien qu'international, il a présidé la Commission d’enquête sur les criminels de guerre au Canada, dite « Commission Deschênes », qui devait enclencher la poursuite de criminels de guerre partout dans le monde.
- Maxwell Cohen (1910-1998) : a occupé le poste de Doyen de la faculté de Droit de l’université McGill dans les années 60. Il a participé aux travaux de plusieurs commissions nationales et internationales, et présidé le Comité fédéral sur la propagande haineuse, dont les travaux ont plus tard été intégrés au texte du Code criminel.
- Mary Two-Axe Earley (1911-1996) : une Mohawk de la réserve de Kahnawake. En faisant pression sur le gouvernement canadien, elle réussit en 1985 à faire amender la Loi sur les Indiens pour permettre à une femme autochtone mariée à un non autochtone de réclamer son statut d’Indienne.
- Helen Suzman (1917- 2009) : Helen Suzman était une politicienne et une activiste reconnue pour ses critiques publiques très sévères à l’endroit des politiques de l’apartheid, à une époque où une telle attitude était rare de la part des blancs. Accusée par un ministre de poser des questions embarrassantes pour l’Afrique du Sud, elle répond : « Ce ne sont pas mes questions qui embarrassent l’Afrique du Sud, ce sont vos réponses ». En 1996, elle était aux côtés du président Nelson Mandela, alors qu’il signe la nouvelle constitution de l’Afrique du Sud.
- Antonio Lamer (1933 – 2007) : Le très honorable Joseph Antonio Charles Lamer a été le seizième Juge en chef du Canada. Les vingt ans du juge Lamer à la Cour Suprême du Canada correspondent à une période marquée par une évolution importante, tant dans la loi canadienne que dans la vie sociale et politique de ce pays. Le juge Lamer a défendu l’indépendance du système judiciaire, et son influence a été déterminante pour l’interprétation de la Charte canadienne des droits et libertés, enchâssée dans la Constitution canadienne en 1982. La Charte garantit certains droits politiques et civils en regard des politiques et actions de tous les niveaux de gouvernement. Parlant de l’importance d’un système judiciaire sain, le juge Lamer a dit un jour : « Sans pouvoir judiciaire indépendant et impartial, il n’y a pas de justice possible. Et sans justice, il n’y a pas de liberté ».
- Miep Gies (1909 - 2010) : Miep Gies (née Hermine Santrouschitz), avec l’aide d’autres citoyens néerlandais, a caché Anne Frank et sa famille pendant l’occupation des Pays-Bas par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Après l’arrestation et la déportation d’Anne, Mme Gies a découvert et préservé son journal, qui a ensuite été publié après la guerre.






