Côte Saint-Luc honorera la protectrice d’Anne Frank durant la Deuxième Guerre mondiale à la Promenade des droits de la personne,

Côte Saint-Luc, le 16 juin 2009 – La Ville de Côte Saint-Luc dévoilera une plaque en l’honneur de Miep Gies le mercredi 1er juillet à 17 h 30, à la Promenade des droits de la personne. Avec l’aide d’autres citoyens allemands, Miep Gies a gardé Anne Frank et sa famille en sécurité en les cachant pendant l’occupation des Pays-Bas par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Après l’arrestation et la déportation d’Anne, Mme Gies a découvert et préservé son journal qui a ensuite été publié après la guerre.

« Miep Gies a risqué d’être tuée ou envoyée dans un camp de travail pour avoir caché la famille Frank, a rappelé le maire Anthony Housefather. Tout comme d’autres personnes dont nous avons honoré la mémoire sur notre Promenade des droits de la personne, Miep Gies a mis sa propre sécurité en péril pour aider les autres et, à sa façon, combattre un mal horrible. »

Miep Gies est née à Vienne en 1909. À l’âge de 11 ans, elle est envoyée dans une famille d’accueil aux Pays-Bas à cause des restrictions alimentaires en Autriche. En 1933, l’homme d’affaires Otto Frank l’engage comme employée de bureau. M. Frank avait fui l’Allemagne avec sa femme Edith et leurs filles, Margot et Anne, pour échapper aux lois discriminatoires à l’endroit des citoyens juifs.

En mai 1940, les Pays-Bas capitulent devant l’Allemagne nazie. Pendant les années de l’Occupation, Miep Gies refuse de se joindre aux associations nazies locales, tout en sachant ce qu’elle risque à cause de son opposition. Comme en Allemagne, les nazis adoptent des lois discriminatoires envers les Juifs et, en juillet 1942, ils commencent à les déporter vers les camps de concentration.

C’est dans ce contexte de discrimination raciale et de violence qu’Otto Frank demande à Miep Gies si elle veut bien prendre soin des membres de sa famille en les cachant dans les pièces isolées à l’arrière de l’immeuble où sont les bureaux de sa compagnie. Malgré le risque que cela représente pour elle-même et pour ceux qui l’aideront, elle accepte. La famille Frank et cinq autres personnes resteront cachées là jusqu’au 4 août 1944, alors qu’un informateur anonyme dévoilera l’existence de la cachette à la police secrète nazie. Toutes les personnes qui s’y trouvent alors sont transportées dans des camps de concentration.

Le 5 mai 1945, les troupes canadiennes libèrent les Pays-Bas. Otto Frank a survécu aux camps de concentration et il retourne à Amsterdam. Lorsqu’il apprend que sa femme et ses filles ont été tuées, Miep Gies lui remet le journal d’Anne qu’elle avait découvert et gardé sur son bureau sans le lire. En 1947, Otto Frank publie le journal d’Anne en néerlandais. Il est ensuite publié en anglais sous le titre Anne Frank, The Diary of a Young Girl (Anne Frank : Le journal d’une jeune fille)

Après la guerre, Miep Gies a travaillé pour Otto Frank alors qu’il s’occupait de compiler et d’éditer le journal de sa fille, et elle s’est ensuite consacrée à parler du journal et à répondre aux lettres envoyées de partout dans le monde. Après la mort d’Otto Frank, en 1980, elle a aussi continué à faire campagne contre les négateurs de l’Holocauste.

« Sans le courage de Miep Gies et celui d’autres personnes comme elle, il n’y aurait pas eu de Journal d’Anne Frank », rappelle la conseillère Ruth Kovac, qui préside la cérémonie sur la Promenade des droits de la personne avec les conseillers Mike Cohen et Steven Erdelyi.

La Promenade des droits de la personne (située au parc Pierre Elliott Trudeau, 6975 ch. Mackle), a été inaugurée en 2000 et elle est dédiée aux hommes et aux femmes qui ont assuré la défense des droits humains.

Pour en savoir plus sur les autres personnes honorées, le public est invité à consulter www.cotesaintluc.org/fr/Promenade

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Pour plus d’information : Darryl Levine, Directeur des Affaires publiques et des communications,
514-485-8905, dlevine@cotesaintluc.org

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