Côte Saint-Luc est heureux du service annoncé des premiers répondants qui desservira l'ensemble de l'île de montréal

Côte Saint-Luc, vendredi 14 juillet 2006 – Le maire Anthony Housefather réagit avec un optimisme réservé à l'annonce par le Service sécurité incendie de Montréal (Agglomération), concernant les services de premiers répondants qui desserviront l'ensemble de l'île de Montréal. Côte Saint-Luc a demandé que ses Services médicaux d'urgence (SMU), un service assumé par des bénévoles, soient autorisés à continuer de répondre à des urgences de cas de vie ou de mort sur  son territoire. Dans le cadre du décret d'agglomération, la Ville Côte Saint-Luc a déjà négocié, avec succès, un accord qui déclare les SMU comme étant un service local, sous le contrôle de la Ville de Côte Saint-Luc. Cette exemption est valide jusqu'au 31 décembre 2008. Côte Saint-Luc demande maintenant que le gouvernement du Québec prenne les dispositions nécessaires pour protéger indéfiniment ce service unique.
 
« Les SMU de Côte Saint-Luc sont gérés par un personnel hautement qualifié et dévoué, qui offre, sur une base bénévole, temps et efforts à la communauté », déclare le maire Housefather. La formation du personnel bénévole est dispensée par l'Académie de formation en SMU, basé sur le programme américain à l'intention des premiers répondants et des SMU - le tout étant supervisée par un urgentologue agissant à titre de directeur médical et d'un comité de surveillance formé de leaders communautaires et professionnels élus au comité de sécurité et de services d'urgence.
 
Le maire Housefather affirme que : « nous sommes en faveur que les Services de premiers répondants soient disponibles sur l'ensemble de l'Île de Montréal, mais nous opposons vigoureusement à ce que le Service des incendies assume le rôle des SMU à Côte Saint-Luc. Nous avons notre propre service, son calibre est supérieur à celui offert sur le reste de l'île, je n'accepterai aucunement qu'il soit sacrifié. Nous avons rencontré Lawrence Bergman, ministre du revenu, notre MAN, à de nombreuses occasions sur cette question et nous travaillons de près avec lui afin d'amender la législation qui nous permettra de conserver notre service local intacte, et ce, pour des générations à venir.»
 
« L'appui incontestable de notre communauté pour les SMU doit être reconnu par le gouvernement du Québec, la Ville de Montréal et le Service sécurité incendie de Montréal (Agglomération), déclare le conseiller Glenn J. Nashen. Dans l'éventualité que le gouvernement échoue d'amender le décret avant les prochaines élections provinciales, ce dossier pourrait s'avérer décisif dans la circonscription de D'Arcy McGee. Le département des incendies a aussi besoin d'être au courant de l'importante opposition qu'il aura à affronter s'il vient prendre la place des SMU à Côte Saint-Luc. »
 
Les SMU ont été crées en 1965 et dispensent des services de premiers répondants de qualité sur le territoire de Côte Saint-Luc depuis 1980. Ils sont équipés d'une flotte de trois véhicules d'urgence, d'appareils, d'outils et de fournitures d'urgence ultra modernes, achetés par la Ville Côte Saint-Luc et entreposés au quartier général des SMU, situé au 8100, chemin de la Côte Saint-Luc.
 
« Les SMU répondent annuellement à plus de 3000 appels d'aide médicale et assistent aux événements communautaires, crises et autres urgences majeures dans la communauté et partout dans le sud-ouest  du Québec. Le temps de réponse des SMU est en moyenne de 3 minutes - l'intervention la plus rapide pour un service de premiers répondants sur l'Île de Montréal. La différence significative, entre le temps de réponse des SMU et des services d'incendie qui assurent le rôle de premiers répondants, peut être une question de vie ou de mort », déclare le conseiller Nashen.
                                  
Le système des SMU et ses bénévoles ont pleinement mérité l'acclamation et l'admiration des membres de la communauté qu'ils ont servis au cours des années. Selon le maire Housefather, des centaines, voire des milliers, de jeunes adultes de la région montréalaise ont bénéficié, grâce aux SMU, d'une expérience éducative, communautaire et bénévole extrêmement satisfaisante, qui leur a permis de faire les premiers pas dans une carrière médicale. « Au nom du Conseil municipal de Côte Saint-Luc, je souhaite rassurer nos bénévoles des SMU, ainsi que nos résidants, que nous nous battrons vigoureusement pour que nos services restent intacts et protégés pour les futures générations. Nous ferons tout notre possible pour convaincre le gouvernement du Québec et l'agglomération de nous appuyer dans ce dossier.»
 

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